Ste-Lucie

Sainte-Lucie (en anglais : Saint Lucia) est un État insulaire des Antilles.

Saint-Kitts-et-Nevis, officiellement la Fédération de Saint-Kitts-et-Nevis, est une nation insulaire d’environ 46,600 habitants (2005 est.). L’île occupe une superficie de 311 km2 (120 mi carrés) dans les Antilles, dans la région des îles sous-le-vent. Le pays se compose des îles de Saint-Kitts également appelé Saint-Christophe (176 km carrés/68 carrés mi), de Nevis (130 km carrés/50 carrés mi), et de Sombrero (5,2 km carrés/2 carrés mi). La capitale est Basseterre sur l’île de Saint-Kitts. La principale communauté à Nevis est Charlestown, le village natal d’Alexander Hamilton, qui fut le premier secrétaire au Trésor des États-Unis.

Un étroit détroit sépare les deux plus grandes îles, qui sont d’origine volcanique, avec des chaînes de montagnes s’élevant à 1,156 m (3,792 m) au Mont Liamuiga. Les îles sont renommées pour leur décor. Le climat est tropical, et la forêt tropicale couvre en grande partie l’intérieur montagneux. Des montagnes des deux îles coulent de nombreuses rivières, qui fournissent de l’eau douce à la population locale. St. Kitts a également un petit lac. La majorité de la population sur les deux îles vivent près de la mer où le relief est aplati.


Située sur le bord oriental de la mer des Caraïbes, Sainte-Lucie fait partie des îles du Vent ; elle est située entre les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines au sud, la Barbade au sud-est, et la Martinique au nord. Sa superficie est de 620 km2 pour une population estimée à 187 768 habitants. Sa capitale et sa plus grande ville est Castries.
Tirant son nom de Lucie de Syracuse, Sainte-Lucie est le seul État au monde à porter le nom d’une femme.

Histoire
L’île de Sainte-Lucie était habitée par un peuple d’Amérindiens des Antilles environ un millier d’années av. J.-C. : les Arawaks. Au IXe siècle, les Kalinago y devenaient majoritaires. Les Européens essaieraient ensuite progressivement de s’y implanter, mais sans succès. C’est la France qui commença à établir une réelle colonie et signa un traité avec les Kalinago en 1660. Néanmoins, l’île fut tout au long des xviie et xviiie siècles principalement disputée entre la France et le Royaume-Uni, lequel en obtient le contrôle complet en 1814, avec le traité de Paris. Un gouvernement représentatif local est mis en place en 1924. Le pays devient indépendant le 22 février 1979, en tant que royaume du Commonwealth. Il adhère à l’Organisation des États de la Caraïbe orientale en 1981. Sainte-Lucie est membre de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis 2013.

Politique
En tant que royaume du Commonwealth, Sainte-Lucie reconnaît la reine Élisabeth II comme chef d’État ; elle est représentée sur l’île par un gouverneur général (actuellement Errol Charles). Le pouvoir exécutif est cependant dans les mains du Premier Ministre et de son cabinet, et le gouverneur général n’agit que sur les conseils de ces derniers. Après les élections législatives, le chef du parti majoritaire ou le chef d’une coalition de la majorité à l’Assemblée est habituellement nommé Premier ministre par le gouverneur général ; celui-ci nomme également le vice-Premier ministre.
Le Parlement de Sainte-Lucie est bicaméral :
• la chambre basse, l’Assemblée (House of Assembly), comporte 17 députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans, et qui élisent en plus un président (qui peut être élu en leur sein ou en désignant une personnalité extérieure 12, portant alors l’effectif de l’assemblée à 18 membres) ;
• la chambre haute, le Sénat (Senate), est composée de onze membres, nommés par le gouverneur général.
Sainte-Lucie est membre de la Communauté caribéenne, de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale et de l’Organisation internationale de la francophonie.
La Constitution actuelle a été adoptée en 1978 ; elle est entrée en vigueur le 22 février 1979.

Géographie physique
Sainte-Lucie est une île volcanique et culmine à 950 m d’altitude au mont Gimie14. Les pitons de Sainte-Lucie, qui sont au nombre de deux, font partie de la chaîne volcanique du Qualibou, également appelé Soufrière, volcan principal de l’île. Ces pitons ressemblent à deux aiguilles géantes émergeant des abîmes océaniques, et procurent au paysage de Sainte-Lucie force et caractère. Appelés Gros Piton et Petit Piton, ils culminent respectivement à 786 mètres et à 743 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer. Les deux sont reliés par la crête d’un autre piton : le piton Mitan. Au sein du site volcanique, la présence d’un champ géothermique, comportant des sources chaudes et dégageant des fumeroles de soufre, montre que l’activité volcanique est toujours d’actualité. Ils font partie des sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’île compte de nombreux cours d’eau comme ceux d’Anse Cochon, de Balembouche ou de Thoumasse. Elle dispose également de plusieurs chutes d’eau dont celle de Toraille.

Divisions administratives
Sous le gouvernement colonial français, Sainte-Lucie fut subdivisée en onze paroisses. Les Anglais conservèrent une découpe similaire en onze quartiers (quarters ou parishes en anglais) : Anse-la-Raye, Canaries, Castries, Choiseul, Dennery, Forest, Gros Islet, Laborie, Micoud, Soufrière et Vieux Fort.

Sainte-Lucie est également divisée en dix-sept districts électoraux pour les élections législatives : Canaries & Anse-la-Raye, Babonneau, Castries Central, Castries North, Castries North East, Castries South, Castries South East, Choiseul, Dennery North, Dennery South, Gros Islet, Laborie, Micoud North, Micoud South, Soufriere, Vieux Fort North et Vieux Fort South.

Démographie

 

Districts

Population

1

Castries

65 656

2

Gros Islet

25 210

3

Vieux Fort

16 284

4

Micoud

16 284

5

Dennery

12 599

6

Soufrière

8 472

7

Laborie

6 701

8

Anse la Raye

6 247

9

Choiseul

6 098

10

Canaries

2 044

Lors du recensement officiel de 2010, Sainte-Lucie comptait 165 595 habitants (50,36 % de représentantes de la gent féminine)15. 81 % de la population est d’origine africaine, 11,9 % d’origine mixte, 2,4 % d’origine caribéenne ou indienne ainsi qu’une petite minorité d’origine européenne.

L’émigration de Sainte-Lucie est principalement dirigée vers les pays anglophones. Au Royaume-Uni, près de 10 000 citoyens britanniques sont nés à Sainte-Lucie et plus de 30 000 sont originaires de cette île. Aux États-Unis résident près de 14 000 personnes originaires de Sainte-Lucie.

Langues
L’anglais est la langue officielle et d’enseignement du pays mais le créole saint-lucien à base lexicale française est la langue première du pays, parlée par 75 %16 de la population et son usage officiel est en augmentation. Il a évolué à partir des langues régionales de France (le normand, le picard, l’occitan, etc.), de langues africaines et du kali’na. Le français est la première langue vivante étrangère (aux côtés de l’espagnol qui est en progression). Environ 2 % de la population du pays est francophone16. Le pays est membre de l’Organisation internationale de la francophonie.

Religions
Environ 70 % de la population est catholique, 8 % adventiste du septième jour, 6 % pentecôtiste, 2 % évangélique, 2 % anglican et 2 % rastafari.

Culture
Au long de son histoire, l’île fut française à plusieurs reprises, d’où le riche héritage de sa propre culture créole teinte d’influences françaises et la langue créole à base lexicale française parlée par la plupart des insulaires.

anglais est la langue officielle et d’enseignement du pays mais le créole saint-lucien à base lexicale française est la langue première du pays, parlée par 75 %16 de la population et son usage officiel est en augmentation. Il a évolué à partir des langues régionales de France (le normand, le picard, l’occitan, etc.), de langues africaines et du kali’na. Le français est la première langue vivante étrangère (aux côtés de l’espagnol qui est en progression). Environ 2 % de la population du pays est francophone. Le pays est membre de l’Organisation internationale de la francophonie.

 

Économie

Panorama de Sainte-Lucie.
Article détaillé : Économie de Sainte-Lucie.
Le tourisme constitue la première source de revenus du pays, avec 48 % du PIB. La plupart de l’activité touristique est regroupée dans le Nord de l’île, avec de nombreux hôtels, des marinas, et surtout le port de Castries, où de nombreux bateaux de croisière font escale. Toute la partie sud de l’île est beaucoup plus sauvage et les infrastructures touristiques y sont de taille plus modeste, on y trouve aussi nombre d’activités « nature ». La majorité des touristes sont américains (36 % en 2007) et occupent le plus souvent les grands complexes touristiques du nord, la clientèle européenne préfère souvent la partie sud de l’île, et nombre d’entre eux regrettent cette américanisation de l’île. Sainte-Lucie vise plutôt un tourisme haut de gamme, on y trouve de nombreux hôtels de luxe.
Le réseau routier est de très bonne qualité dans le nord, mais plus aléatoire dans le sud, il est régulièrement endommagé pendant la période des cyclones.
Sainte-Lucie dispose de deux aéroports, le plus ancien situé en pleine ville de Castries est désormais réservé aux vols inter-îles des Caraïbes, le nouvel aéroport construit à l’extrême sud de l’île à partir des années 1990 répond aux normes intercontinentales et permet d’accueillir les gros porteurs venus d’Amérique du Nord (principalement les États-Unis) et d’Europe (principalement le Royaume-Uni) ; cet aéroport a repris une partie des infrastructures d’une ancienne base de l’United States Air Force, la route qui relie la ville de Vieux Fort à l’aéroport est d’ailleurs un ancien taxiway de cette base. Depuis la France, on peut rejoindre Sainte-Lucie à l’aéroport de Castries via Fort-de-France en Martinique.
La seconde source de revenu de l’île provient de l’agriculture. Dans les années 1960, la banane représentait 80 % des revenus de l’île ; dans les années 1990, le gouvernement a décidé de diversifier la production en favorisant la culture de mangues et d’avocats. Viennent ensuite l’artisanat et les petites entreprises. Sainte-Lucie a également créé un important site de stockage et de transit de produits pétroliers qui occupe une bonne place dans l’économie de l’île.
Le gouvernement pratique une politique, notamment fiscale, qui vise à attirer les investissements étrangers, lesquels sont rassurés par la stabilité politique de l’île. Ainsi, notamment, il existe plusieurs projets de développement touristique dans le sud, par la construction de grands complexes hôteliers. Ces projets sont loin de faire l’unanimité sur place, en raison du caractère relativement protégé de cette partie du pays.

Crédit : Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Lucie#cite_note-francophonie.org-18