
Drapeau : adopté le 26 mai, 1966

Drapeau: 1906 à Déc 1954

La Guyane est un pays sur la côte nord de l’Amérique du Sud. Elle est culturellement et considérée historiquement, comme faisant partie des Caraïbes Anglophones. Elle est bordée à l’est par le Suriname, au Sud et au sud-ouest par le Brésil, à l’Ouest par le Vénézuéla et au Nord par l’océan Atlantique. Elle compte environ 770,000 habitants. Elle occupe une superficie de 215 000 km2 (mi 83,012 carrés), ce qui en fait le troisième plus petit état sur le continent de l’Amérique du Sud (après l’Uruguay et le Surinam).
Guyane a une étroite plaine côtière Atlantique qui s’étend jusqu’à 10 mi (16 km) vers l’intérieur et inclut des terres récupérées protégées par murs de soutènement maritimes et des canaux. A l’intérieur, une forêt tropicale dense couvre les trois quarts du pays. Les montagnes Pakaraima dans l’ouest fournit les sources d’eau pour la rivière Essequibo, la principale voie navigable du pays, séparant le territoire d’est en ouest.
Plus de 60 % de la population sont d’ascendance Asiatique du Sud ; la plupart du reste de la population est d’origine Africaine à 30 %, puis indienne ou d’ascendance mixte. Les principales religions en Guyane sont le Christianisme (protestants, catholique), l’Hindouisme et l’Islam. La langue officielle est l’anglais.
Les indiens habitèrent la Guyane avant la colonisation européenne et donnèrent à cette terre le nom de guiana (“terres d’eau”). La Guyane fut découverte par les européens en 1498 et fut contrôlée alternativement par l’Espagne, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Elle fut faite une colonie de la Couronne en 1928 et fut accordée une autonomie locale en 1953.
Guyane est également un des quatre territoires non-hispanophones en Amérique du Sud, avec le Brésil (portugais), Suriname (néerlandais) et la Guyane française (français). Elle est le seul État de la Communauté des Nations situé sur le continent d’Amérique du Sud. La Guyane est également membre de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), dont le siège du Secrétariat se trouve à Georgetown, la capitale de la Guyane. La Guyane prit son indépendance du Royaume-Uni en 1966.
La Guyane signa la convention concernant la Protection de la Culture et du Patrimoine Mondial en 1977 et fut le premier état des Caraïbes à le faire. Dans le milieu des années 1990, la Guyane commença le processus de sélection des sites pour une nomination au patrimoine mondial, et trois sites furent examinés : le Parc National de Kaieteur, la plage Shell Beach et le quartier historique de Georgetown. A partir de 1997, les travaux couvrant le Parc National Kaieteur commencèrent et en 1998, ceux concernant le quartier historique de Georgetown débutèrent également.
Histoire
Les Indiens habitèrent la Guyane avant la colonisation européenne, mais on connaît peu à leur sujet. Le nom qu’ils donnèrent à la terre, guiana ou Guyane (“terres d’eau”), fut donné au pays. En 1498, la Guyane fut découverte par les européens. Le territoire fut colonisé par les Hollandais au XVIIe siècle. Les Britanniques occupèrent le territoire au cours de la guerre révolutionnaire française et par la suite, achetèrent les colonies de Demerara, Berbice et Essequibo, qui furent unifiées en 1831 pour former la Guyane britannique.
Des esclaves africains furent amenés en Guyane britannique afin de travailler sur les plantations, comme ce fut le cas dans les autres colonies des Caraïbes. Les Britanniques abolirent la traite des noirs en 1807, mais l’émancipation des centaines de milliers d’esclaves dans les colonies ne fut complétée qu’en 1838. Dans les années 1840, des serviteurs chinois et de l’Asie du Sud (Inde) furent amenés pour travailler dans les plantations; à partir de 1917, près de 240 000 asiatiques du Sud migrèrent en Guyane britannique. La Guyane devint une colonie de la Couronne en 1928 et on lui accorda une autonomie locale en 1953.
La Guyane est une République multipartite unitaire avec une seule assemblée législative ; son chef d’Etat et de gouvernement est le Président. Des partis politiques se développèrent le long de lignes ethniques. Le Parti Progressiste du Peuple (PPP) est en grande partie sud-asiatique et le Congrès National du Peuple (CNP) est largement Afro-Guyanaise. Le CNP forma un gouvernement de coalition et conduit le pays à l’indépendance en 1966. Depuis 1970, la Guyane est membre du Commonwealth (un groupe international composé du Royaume Uni et d’un certain nombre de ses anciennes dépendances). En 1980, la Guyane adopta une nouvelle constitution.
Dans les dernières décennies du XXe siècle, la Guyane s’éloigna de l’approche socialiste qu’elle adopta après son indépendance. Le pays peine encore aujourd’hui à atteindre la stabilité économique et politique.
Économie
La Guyane a une économie de marché en développement comprenant un mélange de propriété publique et privée. Les principales exportations comprennent la bauxite, le riz et le sucre. La production de latex naturel (balatá) fut autrefois une grande activité économique en Guyane. La plupart des activités de saignement du balata eurent lieu aux pieds des montagnes Kanuku dans la région de Rupununi. Il y eut également un début d’exploitation dans le district Nord ouest.
Les principales activités économiques de la Guyane sont l’agriculture (production de riz et de sucre Demerara), les mines de bauxite, l’exploitation aurifère, le bois, la pêche de crevettes et les minéraux. Les problèmes chroniques comprennent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et une infrastructure déficiente. En 2008, l’économie connut une croissance de 3 % en plein milieu de la crise économique mondiale et devrait croitre encore plus en 2009 et après.
Jusqu’à récemment, le gouvernement jongla le service d’une dette extérieure importante contre le besoin urgent d’investissement publique. Les bas prix pour les principaux produits agricoles combinés avec des problèmes dans les industries de la bauxite et du sucre, menacèrent la position fiscale précaire du pays et diminuèrent les perspectives pour l’avenir. Le gouvernement fit de l’allégement de la dette une première priorité. Il réussit à obtenir une annulation de dette de 800 millions de dollars Américains par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque de développement interaméricaine (BID), en plus de plusieurs autres millions par d’autres pays industrialisés.
L’économie guyanaise rebondit légèrement et présenta une croissance économique modérée depuis 1999, grâce à une expansion de l’agriculture et des secteurs miniers, un climat d’affaires plus favorable, un taux de change plus réaliste, une inflation assez faible et le soutien continu des organisations internationales.
L’industrie du sucre, qui représente 28 % de tous les bénéfices d’exportation, est en grande partie contrôlée par la société Guysuco, qui emploie plus de travailleurs que n’importe quel autre secteur. De nombreuses industries sont les récipiendaires d’importants investissements étrangers. Par exemple, la compagnie américaine Métaux Reynolds et la canadienne Rio Tinto Alcan investirent massivement dans l’industrie des minéraux; la société Coréenne/Malaisienne Barama a également une participation importante dans l’industrie forestière.
Notez que le gouvernement initia une révision majeure du code fiscal au début de 2007. La taxe de valeur ajoutée (TVA) fut mise en vigueur. En remplaçant plusieurs taxes par un taux d’imposition unique, il devint plus facile pour les auditeurs du gouvernement d’identifier les détournements de fonds directs et de réduire l’évasion fiscale. L’ajustement à la TVA fut quelque peu difficile, mais cette taxe améliora le niveau économique et social du pays, en raison des fonds importants supplémentaires disponibles au gouvernement pour les dépenses publiques.
Le PIB (PPA, parité de pouvoir d’achat) de la Guyane est de $4,029 par habitant (estimation de 2008). Elle a un IDH (index de développement humain) de 0.729 classé 115e au monde.
Source: Wikipédia & Britannica encyclopédies.