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Drapeau : 1906 – 1957
Drapeau : 1962 à nos jours
La Jamaïque est un État indépendant des Caraïbes dans l’ouest des Antilles. Elle est située au sud de Cuba et à l’ouest d’Haïti. La Jamaïque est la troisième plus grande île des Caraïbes après Cuba et de l’île d’Haïti ou Hispaniola. Celle a une longueur de 146 mi (235 km) et une largeur de 35 mi (56 km), avec une superficie de 4,244 mi carrés (10,991 km2). Sa capitale et la plus grande ville est Kingston.
Devenue indépendante en 1962, elle est une monarchie constitutionnelle avec la Reine comme chef de l’Etat et est membre du Commonwealth. La Jamaïque est une démocratie parlementaire régie en vertu de la constitution de 1962. Elle a un parlement bicaméral, composé d’un Sénat de 21 membres et une chambre des représentants (députés) de 60 membres. Le premier ministre est le chef du gouvernement. Le chef de l’Etat est le monarque britannique, représenté par le gouverneur général. Le pays a deux principaux partis politiques : le Parti du Travail de la Jamaïque (JLP) qui favorise généralement les entreprises privées, tandis que le Parti National du Peuple (PNP) préconise un socialisme modéré.
Administrativement, le pays est divisé en 14 paroisses, qui sont regroupés dans trois comtés historiques sans aucune pertinence administrative. La Jamaïque a une population de 2,732,000 (est. 2005) composée principalement de noirs d’origine africaine. La langue officielle est l’anglais, mais la majorité pour ne pas dire la totalité de la population parle le créole jamaïcain. La petite classe supérieure est largement d’origine européenne.
Le reste de la population consiste de gens Afro-européens de race mélangée ainsi que des groupes de type Moyen-Orientale et Asiatique, tels que Libanais, Syriens, Chinois et Indiens. La principale religion est le christianisme, principalement le protestantisme avec une minorité catholique ; il y a aussi Rastafarianisme une religion locale basée sur le mouvement Rastafari. Ce mouvement de retour vers l’Afrique, croit que Hailé Sélassié de l’Éthiopie était Dieu incarné, le Messie noir retourné sur terre, pour prendre les douze tribus perdues d’Israël afin qu’elles vivent avec lui sur le mont Saint-Sion dans un monde de paix parfaite, d’amour et d’harmonie. Bob Marley, un converti à cette foi, diffusa le message de Rastafari dans le monde.
La Jamaïque est en grande partie un plateau calcaire de plus de 3 000 pieds (914 m) au-dessus du niveau de mer, avec une dorsale montagneuse qui s’étend à travers l’île à partir de l’Ouest et s’élève dans les Montagnes Bleues dans l’est. La Montagne Bleue est le point culminant à 7,402 pieds/2,256 m. Les pluies sont diluviennes dans cette région (où il existe de grandes réserves de bois) mais diminuent en direction ouest sur le plateau, qui est une zone robuste profondément disséquée par les ruisseaux et parcourue par des rivières souterraines. Le cœur du plateau, connu sous le nom des Cockpits, est utilisé principalement pour le pâturage du bétail. Une étroite plaine le long de la Côte Nord et plusieurs plaines près de la Rive Sud sont les grandes zones agricoles de la Jamaïque. La Côte Nord a aussi de belles plages et est au cœur de l’industrie touristique. Le Rio Grande et la Rivière Noire sont les principales voies maritimes du pays, mais aucune n’est navigable sur de longues distances. Les bandes côtières creusées par de larges vallées, ainsi que les pentes montagneuses, produisent la majeure partie des cultures d’exportation de la Jamaïque.
En plus de Kingston, les villes importantes sont Spanish Town et Montego Bay. Un peu plus de la moitié de la population est urbaine et la migration vers les villes continue. La plus grande concentration urbaine se trouve autour de Kingston. La Jamaïque a également une vaste Diaspora vivant en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada. Estimé à environ 1 million de personnes, la Diaspora constitue près de 30 % de la population totale de la Jamaïque.
La Force de Défense de la Jamaïque (JDF) est une force militaire petite mais professionnelle. Elle compte 2,830 soldats actifs et 953 réservistes pour un total de 3,783. La JDF est basée sur le modèle militaire britannique avec l’organisation, la formation et les armes étroitement alignées sur les pratiques du Commonwealth. Une fois choisis, les candidats officiers sont envoyés à l’un des nombreux programmes de formation de base pour officier britannique ou canadien, selon le domaine de service pour lequel ils ont été sélectionnés.
Les Jamaïcains ont une bonne histoire de main tendue auprès des Haïtiens. La Jamaïque a été désignée comme le centre à travers lequel l’intervention de secours de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) pour Haïti serait acheminée, après le passage du tremblement de terre. Au niveau anecdotique, au début des années 2000, la police jamaïcaine recherchait des immigrants illégaux haïtiens en sol Jamaïcain pour les expulser vers Haïti. On rapporta que la population locale cacha les ressortissants haïtiens afin qu’ils puissent rester en Jamaïque. Plus récemment la Jamaïque a fourni de l’aide à Haiti (approvisionnement médical et personnel) après le tremblement de terre à Port-au-Prince. À l’égard de réfugiés haïtiens tandis que pour les États-Unis, “le plan est de les intercepter en mer et de les rapatrier.”, les autorités de la Jamaïque déclarèrent que tout haïtien ayant mis les pieds sur les rives de leur pays ne serait pas déporté en Haiti, malgré les contraintes financières de la Jamaïque.
Les Jamaïcains sont des gens fiers. Bien qu’une petite nation, la Jamaïque a une présence culturelle mondiale riche et forte. Les genres musicaux tels que le reggae, le ska, le mento, le rocksteady, le dub et, plus récemment, le dancehall et le ragga sont tous le produit de la dynamique et populaire industrie d’enregistrement urbain de l’île. La Jamaïque a également joué un rôle important dans le développement du punk rock à travers le reggae et le ska. Le Reggae a également influencé la musique rap américain, parce que les deux partagent la même racine de musique africaine de style rythmique. Notez que Bob Marley était un musicien de reggae et est l’un des musiciens les plus connus dans le monde.
La Jamaïque a également produit un grand nombre de sportifs en athlétisme de haut calibre. Le Canadien Ben Jonhson natif de la Jamaïque, a détenu dans les années 1980, le record du monde de la course de 100 m à 9.93s (9.83s). Dans les années 1990, il a été suivi par un autre canadien d’origine jamaïcaine Donavan Bailey qui a détenu le record du monde de 100 m à 9.84s. Entre 2005 et 2008 Asapha Powell ajouta à la domination Jamaïcaine avec trois records du monde à 9.77s, 9.74s et 9.72s respectivement. Plus récemment encore, Usain Bolt, représentant la Jamaïque, est l’actuel détenteur du record mondial du 100 m chez les hommes à 9.69s puis 9.58s et au 200 m chez les hommes à 19.19s.
La Jamaïque a produit également un certain nombre d’entrepreneurs célèbres tels que le Canadien-Jamaïcain Michael Lee Chin, qui devint le premier milliardaire originaire des Caraïbes au Canada à avoir créé sa richesse tout seul. En 2003, il fit un don de 30 millions de dollars pour la construction du célèbre ajout de Crystal du Musée Royal de l’Ontario. Il a des intérêts (titre de propriété) dans une variété d’industries comme la Banque Commerciale de la Jamaïque et le port de Kingston. Il ramena à la Jamaïque la renommée et légendaire collection de Bob Marley qu’il acquit de Roger Steffens le respecté archiviste des Wailers. Nous pouvons également mentionner le milliardaire local le magnat Gordon “Butch” Stewart fondateur du complexe Sandals Resort, propriétaire de 13 stations balnéaires dans les Caraïbes, de Air Jamaica, de Appliance Traders Ltd (ATL) [matériel industriel] et du journal l‘Observer. ATL fabrique ou vend de tout en commençant par les pompes à eau et générateurs électriques jusqu’aux voitures et pièces d’automobile. Un homme d’affaires Haïtien-Jamaïcain célèbre est feu M. Thomas Désulmé, le fondateur de Thermo-Plastic (Jamaïque) Ltd. et propriétaire de diverses entreprises.
On doit également reconnaître, que la Jamaïque a un des taux les plus élevés d’homicides au monde, selon les estimations des Nations Unies. Certaines régions de la Jamaïque, notamment des quartiers dans les villes comme Kingston, font face a des niveaux élevés de crime et de violence. Ce problème est aggravé par la politique des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada qui déportent un nombre élevé de criminels d’origine jamaïcaine sur leur territoire vers la Jamaïque. La plupart de ces criminels n’ont aucune connexion sociale réelle en Jamaïque, ce qui rend leur réinsertion sociale très difficile.
Histoire
Découverte par Christophe Colomb en 1494, la Jamaïque fut conquise et colonisée en 1509 par les espagnols. Sous l’occupation espagnole, la population autochtone d’Arawaks fut décimée. Pendant le régime de Cromwell, l’île fut saisie par les anglais sous l’amiral William Penn et Robert Venables en 1655. En 1660, la population de la Jamaïque fut d’environ 4 500 blancs et quelques 1 500 noirs. Dès les années 1670, les noirs formèrent la majorité de la population.
Elle fut formellement cédée à l’Angleterre en 1670, mais la population européenne locale obtenu un degré d’autonomie. La Jamaïque prospéra de la richesse apportée par les corsaires, notamment Sir Henry Morgan, à Port Royal, la capitale. Cependant, en 1692, la plus grande partie de la ville fut engloutie dans la mer au cours d’un tremblement de terre et Spanish Town devint la nouvelle capitale.
Au XVIIIe siècle,une énorme population d’esclaves, surtout Africains, grandit dans les plantations de canne à sucre, lorsque la Jamaïque fut un producteur de sucre mondial de premier plan. Les esclaves libérés ou enfuis, parfois aidés par les marons (esclaves qui s’échappèrent pour vivre dans les zones éloignées après que l’Espagne perdu la maîtrise de la Jamaïque), réussirent à organiser de fréquents soulèvements contre les propriétaires fonciers européens. Pendant les longues années de l’esclavage, des Marons établissèrent des communautés libres dans les montagnes intérieures de la Jamaïque, en maintenant leur liberté et indépendance pendant des générations. Au cours de ses premiers 200 ans de contrôle britannique, la Jamaïque devint l’un des plus grands pays exportateurs de sucre base sur la main-d’oeuvre esclavagiste, produisant plus de 77 000 tonnes de sucre par an entre 1820 et 1824.
Le déclin économique a conduit de nombreux Noirs à chercher du travail temporaire dans les régions des Caraïbes voisines et aux États-Unis ; beaucoup ont quitté l’île de façon permanente, émigrant en Angleterre, au Canada et aux États-Unis. Après l’abolition de la traite des esclaves (mais pas de l’esclavage lui-même) en 1807, les Britanniques ont importé des travailleurs indiens et chinois en tant que serviteurs sous contrat pour compléter le bassin de main-d’œuvre. L’agriculture a été diversifiée pour réduire la dépendance vis-à-vis des exportations de sucre. Une nouvelle constitution en 1884 a marqué le renouveau initial de l’autonomie locale pour la Jamaïque.
Marcus Garvey
Malgré les réformes du travail et dans d’autres domaines, les émeutes de la population noire se sont reproduites, notamment celles de 1938, qui ont été causées principalement par le chômage et le ressentiment contre les politiques raciales britanniques. Les Noirs jamaïcains avaient été considérablement influencés par les théories du nationalisme noir promulguées par l’expatrié américain Marcus Garvey, le père du mouvement Back to Africa. Il est le premier héros national de la Jamaïque.
Une commission royale enquêtant sur les émeutes de 1938 a recommandé une augmentation des fonds de développement économique et une restauration plus rapide du gouvernement représentatif pour la Jamaïque. En 1944, le suffrage universel des adultes a été introduit et une nouvelle constitution prévoyait une chambre des représentants élue par le peuple.
Sources: Wikipedia.org, Encyclopédie Britanique, Gouvernement jamaïcain